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Le monde de LuluDes petits grains de beauté... |
April 30 Les hirondelles de Kaboul de KhadraQuand l'actualité rejoint l'histoire, quand la fiction rejoint la réalité...
Mon coeur a tambouriné à cette lecture, sous les mots de certaines pages, il a réellement frappé dans ma poitrine, frappée de voir les natures humaines se transformer, devoir se modifier, s'annihiler, se contraindre, se diminuer jusqu'à s'oublier, disparaître...
Sur les pas de plusieurs Kaboulis; couples au mariage d' amour, ou de soutien, vieillard, homme de poigne, hommes, femmes investis et contraints à des degrés différents aux pressions idéologiques, physiques des talibans, nous observons avec effroi que la foi en l'humain craque, que les repères disparaissent, que les personnes ne se reconnaissent plus elles-mêmes.
Mais l'espoir est-il pour autant mort à l'instar de tant de valeurs, de gens sur ces terres, dans les coeurs de Kaboulis?
Mais l'envie de liberté est inhérent, il ne disparaît pas dans le coeur de cette population mutilée physiquement, moralement, affectivement. Et lorsqu'on croit que toute trace d'humanité est morte, l'espoir prend parfois les traits d'une larme qui sonne le réveil d'une sensibilité à la vie, malgré tout...
Un roman poignant, qui réveille, donne envie de se battre, de crier, et de dire merci d'être femme sur une terre de liberté.
"Je suis incapable de passer devant une horreur et de faire comme si de rien n'était.D'un autre coté, je refuse de porter le tchadri. [...] cet accoutrement funeste qui me chosifie en effaçant mon visage et en confisquant mon identité."
"Elle a le sentiment d'être un objet suspect exposé à toutes sortes d'interrogations, et cela la torture. La honte la gagne. [...] Qu'espérait-elle trouver, dans les rues de Kaboul, hormis la misère et les affronts? Comment a-t-elle pu accepter d'enfiler ce monstrueux accoutrement qui la néantise, cette tente ambulante qui constitue sa destitution et sa geole, avec son masque grillagé taillé dans son visage comme des moucharabiehs kaléidoscopiques, ses gants qui lui interdisent de reconnaître les choses au toucher, le poids des abus? [...] Et ce dégoût, Zunaira le perçoit nettement;il fermente en elle, lui consume les tripes et menace de l'immoler. Elle le sent grandir au tréfonds de son être pareil à un bucher." April 29 Révélation de MeyerDonc pour tout ceux qui se sont demandés sur msn si j'avais été recrutée par une secte, si je m'étais convertie à l'une ou l'autre religion, rien de tout cela... je suis juste arrivée au terme de la tétralogie de Stephenie Meyer dont le dernier tome n'est autre que .... Révélation!!!!
Dernier tome qui apporte une vraie évolution, et une vraie conclusion à cette histoire.
J'ai apprécié les multiples rebondissements de ce dernier opus, les transformations de Bella, la solidarité entre les différents peuples, les préjugés, les limites des espèces dépassées!
J'ai par contre regrété la fin que j'ai trouvée trop facile!
J'ai vraiment apprécié les tomes 1 et 3 de cette série, desquels il m'a été impossible de me soustraire tant que la dernière page n'était pas refermée!!! Le troisième été , Le dernier été de quatre filles et un jeanOk, ok, je ne suis plus la cadence des commentaires sur les livres que je lis!!!
Donc pour le coup, je ne ferai qu'un billet pour deux lectures!!!
voilà, donc, les deux derniers tomes sont aussi bien que les deux premiers, les filles grandissent, leurs vies prennent des chemins différents et elles finissent par ne plus habiter dans la même ville, à cause de leurs études. Malheureusement le proverbe se vérifie "loin des yeux, loin du coeur", elles ne prennent plus le tempst de se voir aussi souvent et se servent du jean a contrario comme un éxutoire à la culpabilité qu'elles éprouvent de ne plus se voir autant! Mais le personnage principal n'est pas dupe, et il se rebelle, s'échappe... pour leur faire prendre conscience qu'il n'était là à l'origine que pour souder leur amitié, pour la renforcer, la lier d'autant plus.
Le retrouveront-elles ce jean? et avec lui les liens qui les unissaient?
April 01 le deuxième été de quatre filles et un jeanToujours autant de bonheur, de bon temps à lire ce livre en dilétante. Petite promenade au fil de ces pages pleines de réflexion par lesquelles je suis déjà passée.
Des pages qui rassurent donc, qui réconfortent, qui me plaisent tout simplement. Encore une fois, les histoires de ces quatre copines liées par le célèbre jean s'entremèlent de déceptions, de petits bonheurs, de découvertes, de révélations sur leurs sentiments pour les autres, sur leurs comportements envers les autres, envers elles-même, bref, encore un agréable moment.
Merci à l'auteur aussi pour les petites citations au début de chaque moment de vie...
"C'est en revenant à un endroit où rien n'a bougé qu'on réalise le mieux à quel point on a changé." Nelson Mandela
Tellement vrai pour moi, mais cet endroit prend parfois les traits d'une rencontre...
"On ne voit jamais plus loin que la portée de ses phares mais ça n'empêche pas d'aller au bout du voyage." E L Doctorow
... essayer de lacher prise sur cette envie de vouloir controler et laisser faire les choses, laisser la vie nous mener là où elle en a envie...
"Le soleil n'éclaire que les amoureux" E E Cummings
tellement pas d'accord!!!!
"La peur est une petite pièce sombre où l'on développe ses idées noires"M Pritchard
"Il fit de l'univers un grand chemin d'herbe pour ses pas vagabonds" W B Yeats
March 31 Opium de Maxence FermineMalgrè le titre envoutant de ce livre, j'en suis restée globalement en marge. Cette route du thé m'a déçue en comparaison du moment magique, suspendu, que m'avait fait vivre L'Apiculteur du même auteur.
L'histoire se laisse lire cependant mais elle ne fascine pas, ne plonge pas dans une rêverie, réflexion que j'attendais.
Elle apporte cependant des informations sur cette" route aux mille parfums et aux mille périls" qu'ont parcouru anglais, chinois, et ici donc Charle Stowe.
Sur cette route il rencontrera Wang, le gardien de la vallée, Lu Chen, l'invisible empereur du thé, et Loan, une magnifique et mystérieuse chinoise aux yeux verts.
"Son long voyage sur un fleuve interdit l'avait conduit de la douceur verte du thé à la noirceur de l'opium. Et lui avait fait comprendre que la vie est un opium dont on ne se lasse jamais." |
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